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Bienvenue sur ce blog.

C'est mon antre et mon havre de paix où j'expose librement les sentiments qui m'animent et mes vagues de créativité.


Afin de faciliter des lectures parfois désordonnées, je vous invite à utiliser cette liste d'articles à votre droite. Ils sont au moins dans l'ordre chronologique ici, contrairement à la mise en page sommaire du blog (restreinte par l'utilisation de Blogger ...).

Les commentaires sont naturellement attendus, n'ayez pas peur de moi ;)


Bonne lecture !

31 mars 2014

Le Cauchemar d'une Future PE (ou la satire dans une fiction réaliste)



Repoussant son porte-documents, Camille soupira. AFE, ICM, … et toutes les autres abréviations lui brûlaient la rétine. Heureusement, elle avait un glossaire d’acronymes et un index de thématiques. A 23 heures 31, à J-3, elle avait encore le nez dans ses fiches alors que sa colocataire Sandra – en vacances depuis une semaine – faisait la tournée des bars avec ses camarades de promotion. Elle aurait aimé pouvoir être aussi insouciante mais non, elle préparait un concours et la première étape était « l’éthique et les responsabilités d’un fonctionnaire d’Etat, modèle exemplaire de notre société (…) ». Elle entendait encore Lucie réciter des bribes de cours d’AFE, qu’elle retenait malgré elle en étant plongée dans un autre cours.

Au final, elle se demandait encore quelles raisons faisaient qu’elle – Camille Duchamp, oratrice née et actrice – révisait pour des oraux. Le pire étant que, plus elle révisait et plus tout se mélangeait. L’acquisition de nationalité française se brouillait avec les conditions de résidence et de scolarisation, qui elles se brouillaient avec les actions gouvernementales pour la scolarisation des enfants de l’immigration, qui elles se brouillaient avec les dispositifs pédagogiques des enfants non-francophones, qui … Bref, vous avez compris le truc !

Avisant d’un air confus ses fiches bristol ainsi éparpillées dans le porte-documents béant, Camille songea qu’elle en avait fait suffisamment pour cette longue journée. Elle traîna son corps fatigué vers le canapé-lit qu’elle ne pris même pas la peine de défaire ou de couvrir et se laissa tomber contre les coussins moelleux. Sa tête avait à peine atteint le tissu qu’elle s’endormit d’un sommeil agité.


__

Son téléphone sonna avant même le lever du jour … Tirée malgré elle des bras de Morphée et du confort de son canapé, elle décrocha, la voix pâteuse. Entendre Lucie de si bonne heure l’étonna plus qu’elle ne l’eût cru.

« C’est une catastrophe ! » cria-t-elle si fort que Camille dut éloigner le téléphone de son oreille, craignant pour ses tympans. « Une catastrophe … Un cauchemar … ». Lui laissant quelques minutes pour qu’elle s’apaise et lui raconte les raisons d’une pareille agitation, elle ouvrit sa fenêtre sur une belle journée d’été. Elle esquissa un sourire : rien de mal n’arrive jamais en été !

« Les oraux ont été avancés ! » cria encore Lucie, l’arrachant de son agréable rêverie. Camille hurla à son tour dans le téléphone, sans reprendre son souffle. « Quoi ?! Mais c’est le drame, dis-moi que je rêve ! Avancés, mais quand ? Pourquoi ? Et comment ? Qui est au courant ?! ». De toute la cacophonie qui s’en suivit, elle comprit uniquement ceci : « jury … en avance … vacances … pas prête … misère … cet après-midi … rectorat … pas prête … catastrophe … catastrophe … jamais … »

Jetant un coup d’œil succinct à sa montre, elle jura. Le téléphone vola à travers la chambre, l’eau de la douche s’alluma, une porte claqua. Sous la pression, Camille était d’une efficacité légendaire – mais elle détestait se presser comme ça. Faisant fi des apparences, elle sauta hors de l’eau pour emmêler ses cheveux bruns dans un chignon négligé et passer son tailleur gris : une classe sans classe, observa-t-elle en rassemblant ses affaires.


__

En deux heures, elle avait atteint les bureaux du rectorat où elle devait passer deux oraux consécutifs avec M. Poyet – une légende de l’enseignement. Les bouchons avaient été facilement dépassés avec les routes de campagne et elle s’était arrêté pour un dernier café sur l’aire d’autoroute en relisant ses fiches. Elle en arriva sereine et détendue.

« Numéro ? » couina la secrétaire aigrie de l’entrée.
« 911 806 36 33. » Camille récita ce numéro comme rien, il fallait dire qu’elle s’en souvenait encore des écrits. Mais si elle l’avait appris, c’était surtout parce que cette année était la bonne. Elle le sentait. Guillerette, elle souhaita une bonne journée aux dignitaires qu’elle croisa dans le hall et à la femme de ménage – pardon, technicienne de surface – qui vidait les ordures.

Lorsque le fameux M. Poyet appela son numéro, elle entra dans la salle en souriant. Puis … se ravisa. Les membres du jury avaient une expression dramatique, sérieuse. Mieux valait-il être comme eux ! On lui désigna la chaise au milieu de cette immense salle, il n’y avait aucun autre arrangement. Ni bureau, ni fournitures. Etrange … Elle s’assit et un flash de lumière l’aveugla. Les questions se mirent à fuser comme les tirs d’une mitraillette, sans qu’elle ne les comprenne.

« Nationalité … Autorisation … Sortie sans nuitée … Refus … Convaincre … Principes de l’œuvre scolaire … Contribution … Argumentation ? ». La réelle question était : « Sans qu’on y évoque sa nationalité, un enfant d’origine algérienne n’a pas l’autorisation de ses parents pour se joindre à une sortie sans nuitée organisée dans votre programmation. Devant ce refus, vous tentez de convaincre les parents. Quels principes de l’œuvre scolaire mettriez-vous à contribution de votre argumentation ? ». Mais ça, Camille ne l'apprit que la semaine suivante.

Un ange passa. La gorge de Camille était serrée au point qu’aucun son ne sortait et elle se débattit furieusement avec ses cordes vocales, n’émettant que de temps à autre un feulement rauque comme un chat qu’on aurait énervé. Elle voulut crier et demander de l’aide, mais elle ne contrôlait plus rien.

« Vous êtes nulle, Mademoiselle Duchamp, nulle. Recalée ! Et puis cette tenue, ô Seigneur … » persifla M. Poyet, dont le crâne était maintenant recouvert d’une grotesque perruque de juriste poussiéreuse. Il ne lui aurait manqué qu’un marteau.

Honteuse, Camille baissa les yeux en ravalant ses larmes. Oh non ! Elle était partie en chaussons !


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La Voleuse




« Voleuse ! »
Tu t’es enfuie dans les nuits sombres et tortueuses de mon existence, emportant avec toi ce que j’avais de plus précieux.

Mon cœur ô combien de fois émietté ne bat qu’au rythme du tien. Ma volonté ô combien de fois ébréchée ne vit qu’au travers de la tienne. Je ne suis qu’une ombre de plus à parcourir ce chemin que tu traces dans la vie, muette et silencieuse dans ton dos.

Ma raison ô combien de fois étouffée n’écoute que la tienne. Ma conscience ô combien de fois culpabilisée ne s’apaise qu’avec la tienne. Je ne suis qu’une ombre de plus à parcourir ce chemin que tu traces dans la vie, muette et silencieuse dans ton dos.


Et dès que je pense à toi, mon corps ne m’appartient plus. Je ne suis plus saine d’esprit ! Tu me rends folle et mes bras se tendent vers toi, ma douce, dans l’attente d’une mort divine. Ce repos qui viendra lorsque toi, ma voleuse d’âme, tu auras compris qu’il ne te reste rien de plus à prendre que ce dernier souffle d’existence que je t’adresse.


10 mars 2014

Heaven or Hell (where the Losses of Humanity stand ...)



Wake up ...
To a darkness so dark, there's no shade of sun.
To a coldness so cold, there's no shade of warm.
To an emptiness so empty, there's nothing here.

Nothing, but the torment of men.
Seven sins so human ...


Selfishness & success
SUPERBIA

Sex & perversion
LUXURIA

Money & goods
AVARITIA

Desire & jealousy
INVIDIA

Hatred & revenge
IRA

Chill & sleep
ACEDIA

Buffet & appetite
GULA



And no prayers.
And no sacrifices.
And no redemptions.
Because there's no faith no more.

Once you're there, you'll never escape.
Once you're there, you'll always roam.
Once you're there, they'll forever mock you.

They ?
Great Kings of the Seven Sins,
Great Lords of the Seven Vices,
The lustrous Gods of Hell.
They - who brought you misery.
They - who brought you sorrow.
They - who brought you suffering.
While you followed the orders of the corrupted,
Nurturing your unconsciousness of EVIL.



Beware, weak subjects !
Don't entertain the darkness' essence
In your faithful spirits.
Don't speak the evil's psalms
In your faithful mouths.

Stay true to the Higher Grace,
His son - the Christ
And the devoted Virgin Mary.
For every GOOD exists,
If only one can afford to see it !


Courtesy of Marcus Allen Steele

16 févr. 2014

Winter Sunset Feelings





Assise au milieu d'un quai de gare,
Un endroit comme un autre au milieu de nulle part,
Je laisse la nuit m'engloutir ...
Regarde ma carcasse,
Qu'as-tu fait de moi ?
Tu m'as eu à l'usure,
Ma force et mon énergie,
Je n'ai même plus le courage
De t'affronter comme avant.
Je te laisse me dévorer encore plus,
Petit à petit,
Alors que je ne me débats plus
Et que je laisse à ton instinct
Ma funeste survie ...





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Seigneur, si tu m'entends ...



J'aurais tout donné au monde pour que ceux que j'aime n'aient rien à craindre des mauvaises passes et des lendemains difficiles, mais il ne me reste plus rien. Je sais que je n'ai pas toujours été droite et juste, Seigneur et que je ne mérite pas ta compassion en ces moments-ci. Mais si tu ne m'accordes pas miséricorde à moi, aies pitié d'eux. 
Je suis impuissante, et que je crois en toi ou au karma ne change pas grand chose, je suis toujours là, à chercher des solutions qui ne viennent pas. J'aimerais donner raison à Lucie et croire en ton existence autant qu'elle y croit, mais j'ai du mal. Tu n'as pourtant guère le droit de renier tes enfants, même s'ils sont ou ont été sceptiques.
Alors sans trop savoir si tu m'entendras, je t'implore ! Éclaire-moi, aide-moi à trouver des solutions. Ou si tu ne veux pas de moi, donne-lui ton soutien car ce dont elle a besoin aujourd'hui, c'est d'une issue.



Seigneur, si tu m'entends ...
 Il est temps de faire un miracle !


Picture is a courtesy of Luis Granados



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13 janv. 2014

Aux amours et aux emmerdes ...


Si je n'arrive pas à m'aimer moi-même,
comment pourrait-on m'aimer ?


Dissertation, vous avez quatre heures !


Non, mais sans déconner ... Posez cette question autour de vous et une réponse qui se dessine souvent est qu'un sacré nombre de personnes manque - et ce parfois cruellement - de confiance en soi. Alors quoi, comme ça c'est le manque de confiance en soi, c'est ça qui empêcherait d'être heureux en ménage ? Pfft, n'importe quoi !


C'est parti, vrai ou faux des idées reçues :

VRAI.
Parce que le manque de confiance en soi a tendance à rendre timide. Plus vulgairement, on dira "coincé(e)" mais ça c'est méchant !
FAUX.
Parce que la vulnérabilité engendrée par le manque de confiance en soi a parfois du charme. Tant qu'elle n'est pas excessive, sinon c'est pathologique !

VRAI.
Parce que le manque de confiance en soi engendre un manque de confiance en l'autre et moins d'ouverture au monde. Ah, la méfiance ... 
FAUX.
Parce qu'une fois qu'on s'ouvre à l'autre, la confiance en lui va aussi progressivement se transformer en confiance en soi.

VRAI.
Parce qu'on est capable de tout remettre en question autour de soi avec le manque de confiance.
FAUX. 
Parce qu'en manquant de confiance en soi, on a peur de questionner ses repères.


Et ainsi de suite ...
Chaque argument qui est vrai est faux et vice-versa. Vous comprendrez bien vite que tout ça, en réalité, va dépendre de vous et de votre façon de percevoir les choses. Changez votre façon de voir la vie et vous changerez votre façon d'être. Je ne vous garantie pas que c'est facile, mais je vous promets que ça change tout !



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11 janv. 2014

That's why ... You gave me hope. [ OS ]


>> For what I've done in the past, there's no pride. 
I cheated, I lied, I did what I wanted to get me to a less miserable life ... I failed. The game wasn't worth the pain after all.

And I saw an end, towards which I was running. I wanted this end, I wanted a closure. I would have preferred to die than to live another day under my skin.
I was cutting, but I couldn't feel the pain anymore - I was damaged. Stuck in a life of struggle, where happiness didn't seem to exist ... 

That's where I found you. That's where you found me.
That night, I remember clearly, the bottle was almost empty and the pills were almost gone. I was already leaving ... My soul was sucked out of my body, I couldn't move anymore.
That's when my phone rang - your text. There was nothing to it but the usual daytime messages. Nothing special that would have changed my mind. There couldn't be anyways, since no one knew. So how ... Was it something you felt ? That would be such life-romantic poetry I can't barely imagine it happened. 

But this text, in all its glory, was IT. The thing that caught me while I was falling. And I thought to myself : why would I do that ? Why would I kill myself ? Sure, I was under the bottom lines of my expectations. Sure, I wasn't happy. But could that be a good enough reason to let go ? No. It wasn't. It's not. And it should never be.

That time, you saved me without even noticing how great you changed my life. And I swore to God, to all the Saints, to the Universe itself that I was going to save you back someday.
I know you don't need me, you sure do well on your own. But no matter what, I'll be standing with you - tall and proud - in the way of life. Through it all, until the end ... That's the promise I made last year and I don't intend to break it. 

So don't you bail on me now and tell me to back off, because you know I won't. With all due respect, you gained someone who loves you, who wants to give you the best shot no matter what happens. I know about the sacrifices, don't you think I've never been through them for you ... But you gave me my life back when you saved me, and I nothing I'll do will ever match your selfless act. 

You. You're the one giving me hope. In friendship and in humanity. Because we are humans after all, in all our glory ... <<








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5 janv. 2014

Les bonnes résolutions ...



Ca y est, nous entamons la nouvelle année 2014 dans la joie !
Merci Jessica et les copains pour cette petite soirée cosy cosy à ton appartement !
Merci Michel pour ce petit feu d'artifice personnalisé ... les bruits, les couleurs ... et les petites retombées de braise, qui nous ont fait nous déplacer en vitesse avant de prendre feu !

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis fan de feux d'artifices et d'effets pyrotechniques ... Cette fois, j'ai été gâtée : 

[ vidéo en attente : en raison d'un souci matériel, je suis dans l'impossibilité de charger cette vidéo, elle viendra prochainement ! ]



Mais revenons-en à nos moutons : les bonnes résolutions. Une bonne résolution consiste en une chose qu'on va essayer de faire toute l'année dans le but d'améliorer un de nos défauts ... Alors oui, si tout le monde s'y tenait, la perfection serait au bout du chemin ! Mais concrètement ...
Qui va en prendre ? 99% de votre entourage, sans doute vous compris.
Qui va les tenir au fil de l'année (et pas uniquement deux semaines, pour la postérité et l'effort extrême que ça demande) ? Personne ... et vous non plus !

Ceci a un nom : l'HYPOCRISIE.
Mais rassurez-vous, vous n'êtes pas seul(e)s. Regardez autour de vous : lui dans le coin et elle juste devant, ils souffrent du même mal. Nous en souffrons tous, lorsqu'il est question des bonnes résolutions ! Sauf ceux, qui ont pris la bonne résolution précoce ... de ne pas en prendre !
Et admirons l'anti-conformisme de ces gens, de mettre un coup au derche à cette tradition de société qui consiste surtout ... à se donner un genre : "Alors oui, c'est moi. Je suis tellement proche de cette perfection tellement recherchée que cette année, je vais l'atteindre, parce que je vais ..."

Au choix :
- arrêter de critiquer les gens, surtout ceux que je ne connais pas
- être gentil(le) avec les nuls, car ce n'est pas de leur faute s'ils ne savent rien faire
- faire un régime express et manger sainement toute l'année
- [ ... ]

Et arrêter d'être con, c'est dans ton programme ? Qu'on se le dise : nous savons pertinemment qu'une mauvaise langue va rester une langue de pute, qu'une connasse snob va rester étonnement pédante, qu'une grosse gourmande va continuer de vider son placard ! Je suppose que je suis un tantinet méchante, mais j'estime être réaliste. Dressez un pigeon pour devenir un aigle et vous verrez ce que sont les résolutions : un ramassis de conneries. Chassez le naturel, il revient au galop ! 

Cette année contrairement aux autres, j'ai décidé de ne pas jouer au jeu lassant de l'Hypocrisie constante de notre société avec les autres. S'il y a bien une chose que j'aimerai pour cette nouvelle année 2014 c'est améliorer mon train de vie, celui de mes proches et réaliser mes rêves. Et ça, c'est un souhait ...

C'est ce que je souhaite à chacun d'entre vous. Apprenez à vous aimer comme vous êtes, avec vos qualités et vos défauts, avec vos complexes et vos fiertés, ... Apprenez le sens de cette vie à travers d'autre chose que le matérialisme et l'argent. Vivez d'amour et d'amitié, épanouissez vos relations pour vous épanouir aussi !




Merci à Zach Sobiech pour cette belle leçon de vie :





BONNE ANNEE 2014 !

20 oct. 2013

Les Carnets de l'Injustice #1




Lettre ouverte à mes amies, les administrations ...
(16 octobre 2013)



Note : Clash / Trash - âmes pacifistes ou membres d'une administration française / italienne s'abstenir ... Ce que je dépeins dans ce texte est évidemment une image exagérée et elle n'est pas sérieuse, je n'accepterai donc aucune menace en retour car vous avez été mis au courant des teneurs de ce texte. Merci aux administrations de me donner de quoi écrire et aux quelques personnes dévouées qui y sont coincées de faire ce que vous pouvez dans ce système qui s'écroule.




Par où vais-je pouvoir commencer ?
Vos horaires à la con qui n'arrangent personne
Ou vos services a minima qui emmerdent tout le monde ?

Et si, pour faire court, je disais qu'en fait, c'est votre boulot :
Foutre les gens dans la merde.

Prétendre les aider aux yeux du monde pour mieux vous gausser derrière vos gobelets lors des pauses café interminables,
alors qu'en réalité vous écoutez et croisez les doigts en promettant de trouver des solutions minables.
Des solutions qui ne viennent pas ...
Car elles n'existent pas !
MASCARADE


Je ne compte plus ces heures perdues : dans des salles d'attente bruyantes et bondées,
au téléphone avec une musique qui tape sur le système au bout du troisième couplet.
Ces heures perdues que je ne rattraperai jamais dans cette lutte acharnée,
même qu'elles ne me seront jamais dédommagées.
Le temps passé en ligne à chercher des infos que vous rechignez à donner
et le temps passer dans les papiers à remplir des infos que vous oubliez de regarder.
Toutes ces heures sacrifiées pour un rien ...
dans l'espoir de tomber sur un bon samaritain.


STOP !
S'il y en a un, qu'on me le présente.
J'en ai assez de vous attendre, de vous entendre dire :
"Ah mais on ne peut rien faire pour vous, votre cas n'est pas une situation précaire.". 
Ce que vous oubliez toujours de dire ensuite c'est :
"Ah mais par contre, on va faire de votre vie un enfer ...".

Qu'est-ce que vous faites des gens qui font six gamins pour toucher des allocs ?
Avant d'les dépenser dans la drogue, l'alcool et une cartouche de clopes.
Et qu'est-ce que vous faites de nos notables qui sortent du pognon d'on ne sait où ?
Sans doute une nouvelle arnaque pour des types de mauvais goût.

Les gens du milieu ?
La classe moyenne de Marx et ces autres connards de socio-économistes ?
Qu'est-ce que c'est ? Ah vous n'en savez rien ?
Venez, je vous mets sur la piste !

Le français moyen est un pigeon,
Le gagne-pain des salopes de l'administration.
Trop riche pour avoir droit à des bénéfices,
Trop pauvre pour pouvoir bouffer des gambas et des écrevisses.
C'est lui qu'on laisse crever la gueule ouverte ...
Oh oui, y'a de quoi devenir verte !

Mais je ne vais pas me plaindre de notre statut de pauvres cons,
Ce n'est pas à moi de nous défendre ...
Nous sommes des MILLIONS !


19 oct. 2013

A l'Ancienne



Note : De temps en temps, il m'arrive de faire un tour dans mes anciens brouillons et mes anciennes archives - elles regorgent de ces textes à l'ancienne, premiers mots de l'auteure que je suis ou oeuvres perdues et inachevées qui ne verront jamais le jour autrement qu'au travers de recueil comme celui-ci. Appréciez la poésie, mes amis, et partagez le pouvoir des mots.




For years I thought I knew the path I have chosen,
but I'm getting lost and I can't find the way back home.
I am yet too far from where I belonged
and yet not close enough to where I'm supposed to be.

[ The Path - Sept. 2012 ]


 ***


Il est de ces matinées paisibles où un sourire saura illuminer votre journée. Celui d'un autre étudiant qui a le même sac à dos et que vous croisez dans le bus, celui de la boulangère qui aime son métier et qui aime plaisanter avec ses clients, celui du barman d'un café du coin où vous allez boire un jus d'orange en attendant que se dissipent les brumes d'une journée bien remplie et d'une nuit courte. Il est de ces matinées paisibles où le sommeil vous rendra tendre et amicale, où vous aurez envie de sourire aux passants dans la rue, saluer les commerçants du quartier et aider les autres à leurs tâches. Comme cet ouvrier du bâtiment à qui vous avez ramassé un tournevis et qui vous a lancé un sourire éclatant de gratitude en retour, comme cette vieille dame encombrée de courses à qui vous avez tenu la porte et qui vous a payé un pain au chocolat en remerciement.
Oui, il est de ces matinées paisibles qui annoncent une bonne journée.

[ Ces matinées paisibles - Sept. 2012 ]


***


Ne vous êtes vous jamais demandé si vous avez fait le bon choix en décidant de devenir une bonne personne ? Ou si en étant une bonne personne vous pouviez changer le monde, avoir un impact sur lui ? Si ce n’est pas le cas, vous y réfléchirez bientôt. Mais dès lors, sachez que tout aura une importance. Le moindre geste, le moindre mot, la moindre pensée ; il en faut peu pour changer le monde. Il en faut peu aussi pour changer une vie. Est-ce que les gens changent en trois ans de lycée ? Ou en trois ans d’université ? Alors ils peuvent aussi changer en une heure. Il suffit même parfois d’une simple minute pour bouleverser une  vie, votre vie, au moment où vous vous y attendez le moins. En un éclair de lucidité inconsciente, vous ouvrez les yeux ; et vous réalisez. Laissez votre vie défiler devant vous, réfléchissez un peu à vos actes passés, présents et futurs.

Croyez-vous toujours pouvoir dire que vos choix n’ont pas d’importance maintenant ?


[ Make a Change - Juillet 2009 ]


***


Dis-moi que tout va bien lorsque ton sourire se fond dans la masse amère de grimaces.
Dis-moi que tout va bien lorsque ton regard se perd loin de ce que tu vois.
Dis-moi que tout va bien lorsque ta déception fait rage au fond de toi et que tu la caches encore.
Dis-moi que tout va bien lorsque ces mots que tu m’adresses ne viennent plus à moi.
Dis-moi que tout va bien, mais je ne te croirai(s) pas.

[ Dis-moi - Juillet 2009 ]


***


Alors que je me frayais un passage parmi les buissons broussailleux de la forêt, je sentais cette âcre odeur d'humus mouillé m'emplir, mais pas aussi fortement que le parfum animal de ces prédateurs aux canines aiguisées. Leurs piétinements silencieux me parvenaient aussi distinctement que si je courais avec eux à ma propre poursuite, mes muscles sans doute me tiraillaient-ils aussi abruptement qu'une quelconque proie que nous aurions pu choisir comme une meute. Seulement, je ne suis pas louve, encore moins animale, mais humaine ; et je ne suis pas une prédatrice, mais une proie seule et égarée dans une vaste populations de sapins et autres conifères aux effluves musquées, seule parmi les ombres noires des cauchemars d'enfants.

[ Prédateurs - Octobre 2010 ]


***


At world's end,
Where the lights disappear,
There's someone thinking of you.

At world's end,
Where the night lives,
There's someone thinking of you.

And if your mind goes dark,
Remember the world's end,
My promise,
There's always someone
Thinking of you.

[ At World's End - Mars 2009 ]


***


Une fille belle n’est pas :
Un mannequin filiforme,
Une poupée Barbie blonde,
Une gymnaste maigrichonne,
Et toutes ces filles élancées qui font tourner la tête.
Une fille belle :
A quelques rondeurs,
A un nez pointu, carré,
A des tâches de rousseurs,
Et tous ces petits défauts qui font leur charme.

[ Une fille belle - Mars 2009 ]


***


My heart belongs to you.
Turn it to pieces,
Go break it, please.
Because I can't stand
Loving you
When you're with him.
Loving you
When you don't know.
Loving you ...
Loving you
When it's all wrong !

[ Loving You - Juillet 2010 ]


***


Tonight,
Gimme love.

Tonight,
Gimme faith.

But take it all back,
Tomorrow ...

[ Tonight - Juillet 2010 ]