Pages
Bienvenue !
C'est mon antre et mon havre de paix où j'expose librement les sentiments qui m'animent et mes vagues de créativité.
Afin de faciliter des lectures parfois désordonnées, je vous invite à utiliser cette liste d'articles à votre droite. Ils sont au moins dans l'ordre chronologique ici, contrairement à la mise en page sommaire du blog (restreinte par l'utilisation de Blogger ...).
Les commentaires sont naturellement attendus, n'ayez pas peur de moi ;)
Bonne lecture !
25 févr. 2015
Born to die ...
I'm getting OLD - I don't want it.
My spirit is not one of those who will survive through the years. I don't have the patience it asks to grow up, mature and finally settle down to do whatever it is they want us to do. I'm not one of them, I don't fit in.
And, if you know me, if you know the way I feel right now ... That's because you're the same. We don't get to see the future the way someone else sees it for us. We may never see it, at all. And that's the truth : we were born to die YOUNG !
No one like us wants to live another day because we just don't care. We don't need this, we don't need serious. All we need is fun. And that's something you lose when you grow up ... In fact, no one like us wants to grow up.
I don't.
You don't. Face it ...
24 févr. 2015
Fais l'égoïste !
Tu as toujours le dernier mot –
Que je cause ou que je ne cause pas, tu l’as toujours.
J’aurais du réaliser avant que ça ne servait pas de discuter avec toi !
Tout ce que je dis, ça revient à toi et seulement à toi – comme si je n’avais pas le droit d’exister …
Comme si ce que je ressentais ne valait rien car tu l’as ressenti avant moi.
Comme si ce que je disais ne valait rien car tu l’as dit avant moi.
Comme si ce que je décidais ne valait rien car tu l’as décidé avant moi.
Comme si toi tu avais tout vu et tout vécu,
Sauf que tu oublies que je ne suis pas toi et que je n’ai pas envie de l’être, ni même de te ressembler …
Et que tout ce que je vis, je le vis pour moi et pour d’autres
Mais certainement pas pour toi !
.
23 févr. 2015
Regarde-moi, je rirai encore ...
Regarde-moi.
Regarde-moi et dis-moi ce que tu vois.
Sois franche s'il te reste cette dignité que tu défends.
Ne vois-tu donc jamais un équilibriste trembler au dessus du sol comme s'il franchissait un gouffre ?La terre se fissure constamment sous mes pieds, comme si l'abysse attendait le moment pour s'ouvrir et m'engloutir ...
Et je n'ai pas la corde.
Et je n'ai pas le filet.
Le parachute se tisse d'une toile invisible dans mon esprit, mais qui sait s'il sera prêt à temps ?
Ce saut dans le vide est comme la tentation elle-même, une bouffée d'adrénaline qui mettra un terme aux maux qui m'animent et que je cache au travers de mes belles paroles.
C'est voir la mort en face comme une évidence qui facilite les choses lorsque je reste muette, tétanisée par la douleur lancinante qui détruit ma raison et mon coeur ...
C'est voir la mort en face et être prête à l'embrasser comme une amie qui me laisse vivre ma fausse indifférence aux choses qui m'entourent.
C'est la mort qui me réconforte, car elle attendra toujours le moment où je la rejoindrai -
Canon sur la tempe ou seringue dans le bras, perchée au dessus du monde, seule, libre.
Je ne serais pas sobre dans ce moment, je ne veux plus jamais l'être.
Je veux rester ivre, constamment dans cet univers aux contours inexistants où le bonheur est celui qu'on imagine sous le coup de mille et unes sensations artificielles.
Je veux rester ivre et rire lorsque la balle me chatouillera les neurones sur sa trajectoire ou que la substance mortelle me chauffera jusqu'au coeur ... Et je rirai encore lorsque je ne ressentirai plus rien et que ma peau sera aussi froide et blanche que le marbre.
Je rirai car j'aurais tout orchestré sous tes yeux, sans que tu ne voies rien.
Et je rirai encore quand tu souffriras de mes choix.
.
27 déc. 2014
Tous les mots, de moi ... à toi
Je ne suis peut-être pas riche au niveau du porte-feuille,
mais je suis riche autrement.
Je suis une personne, je suis moi et j'ai des valeurs.
Je suis riche de tout ça.
Et c'est surtout un peu de toi qui m'a rendue comme ça.
"Dans nos vies, on manque souvent de quelque chose. Il y a le manque d'attention, il y a le manque de sympathie, il y a le manque de motivation, ... Pour d'autres, il y a même le manque de certaines substances. Mais pour moi ce soir comme tous les autres soirs, il y a le manque de toi. De toi, parce qu'au milieu de cette nuit noire, t'es devenue mon étoile et que sans ta lumière, je ne suis plus que l'ombre de moi-même."
[ 17.12.14 ]
---
"On croise le chemin de milliers de gens dans nos vies, mais je ne pense pas qu’on fasse de rencontres futiles. Chacune de ses personnes a un rôle – bon ou mauvais – et chacune de ses personnes, chacune d’elles sans exception, fait de nous la personne qu’on est réellement."
[ 27.12.14 ]
---
.
21 déc. 2014
L'Espoir et cette distance
Tu te confies à moi dans tes moments de souffrance et j’assiste,
impuissante, aux emprises que l’existence a sur tout ce qui fait de toi cette
personne détruite. Tu attends encore de moi cette litanie de sagesse, maintes
et maintes fois récitée dans l’oreille des sourds. Ce discours que je connais
par cœur tant je l’ai donné, tant je l’ai offert aux autres âmes égarées de mon
entourage.
Mais tu connais la rengaine, non ? Personne ne suit jamais ses
propres conseils et j’aurais beau t’en donner des millions que je ne les
suivrai pas moi-même. Alors ça sert à quoi que j’te fasse la leçon, t’es comme
moi. Endommagée, un esprit démoli par cette lutte contre la vie cruelle qui se
dresse face à toi chaque infime seconde de ton existence …
Et pourtant ce sont
ces mêmes mots qui nous maintiennent toi et moi en vie dans l’écoulement des
jours sombres en attendant que revienne la paix dans nos cœurs.
.
18 déc. 2014
Mémoires de Vivant - 16.12.2014
La frustration monte. Elle sent son coeur qui cogne contre ses tempes, ses oreilles se ferment au monde autour d'elle et tout ce qu'elle ressent, elle ne l'aime pas. Ses poings se serrent, ses ongles rentrent dans sa peau mais elle n'a pas mal. Elle n'a plus mal.
Dans son esprit, les pensées vrillent - bruyamment comme le son constant d'un moteur ... Elle s'entrechoquent avec une telle violence que la douleur est lancinante. Si les maux physiques sont loin d'elle, la torture mentale, elle, ne s'efface pas. Elle s'installe, vicieuse et perverse, sans se laisser déloger ... Et les mots tournent, tournent, tournent, ... sans jamais s'arrêter mais en laissant à chaque fois cette cicatrice marquée au fer rouge, qu'elle chérit comme un souvenir malsain de l'obsession masochiste dont elle est victime.
Car elle n'est pas le bourreau, non. Elle est la victime tourmentée de ces harcèlements moraux, de ces paroles injurieuses et de ces comportements dégradants. Mais la violence est sa réponse aux violences - et si elle n'est que la victime, voici qu'elle devient le bourreau. C'est elle qu'on va pointer du doigt lorsqu'il faudra désigner le coupable.
---
NEVERMORE.
When enough is enough.
When you've done your best - and it's not enough.
When you've fought long enough.
When you've fought hard enough.
When nothing ever goes your way ...
And when it's all down to you ...
You are the failure.
15 déc. 2014
Mémoires de Vivant - 15.12.2014
"Elle a des défauts. Elle le sait et elle fait des efforts. Mais qu'est-ce que ça change lorsqu'on la pousse dans ses derniers retranchements et que le contrôle laisse la place à la colère aveuglante, cette bête noire ? Les efforts volent en éclats et tout ce qu'il reste est CE défaut, mis en avant comme une bête de foire, et qui la fait paraître comme le pire des monstres.
Alors qu'elle n'est pas comme ça, qu'elle n'est pas comme eux - ces coeurs de pierre intransigeants, ces robots et ces machines qui décrédibilisent l'Humanité ..."
---
"Le CALME, elle ne connaît pas. Elle qui a toujours été active, elle ne trouve jamais le repos et encore moins lorsque l'anxiété la guette - cachée au tournant et attendant le moment opportun pour s'emparer de son esprit ... Et lorsqu'elle vient, cette anxiété, elle n'est jamais sereine : elle le sent, elle le sait et ce n'est pas juste un mauvais moment à passer mais un enfer à traverser ... Seule, envers et contre tout car elle ne peut pas se confier aux autres âmes égarées qu'elle croise en chemin. Seule, en face à face avec elle-même car dieu sait que c'est un fardeau solitaire dont elle ne peut se défaire."
---
"Son poing n'a jamais meurtri la chair ... Sauf une fois, mais c'était mérité - encore en ce moment elle se dit que c'était mérité et que la raison était de son côté.
Mais ce soir encore, son poing serré aux jointures tendues cogne autour d'elle en évitant la chair de celles et ceux qui n'y comprennent rien et qui reviennent systématiquement enfoncer un clou d'argent dans sa patience ô combien de fois éborgnée par ces continuelles frustrations. Ce n'est pas qu'elle n'a pas cette patience, non, c'est qu'elle n'en a plus. Ou en tout cas de moins en moins ...
Et moins elle en a et moins elle se contrôle."
---
"Courageuse. Téméraire. Celle qui n'a pas peur de crier avec force devant les injustices et les frustrations. Celle qui n'a pas peur de mettre les choses au clair ...
Mais aussi :
Insolente. Inconsciente. Celle qui n'a ni tact, ni retenue et qui crie toujours un octave plus fort. Celle qui fonce tête baissée et sans réfléchir droit dans le mur ...
Ca se joue souvent comme ça, en noir et blanc. Et vous, vous me voyez comment ?"
---
"J'dis rien. J'encaisse. C'est toujours comme ça. J'encaisse. J'dis rien.
Mais je suis comme la cocotte-minute, et cette cocotte-ci, crois-moi, elle ne se contente pas seulement de siffler ... Elle a une tolérance que tu n'imagines pas, mais elle a ses limites aussi. Et si ça siffle, c'est mauvais. Une explosion se rapproche, mais une explosion comme tu n'en as jamais vue auparavant ... Cours, avant que ça ne soit TROP TARD !"
---
"J'suis pas cette fille. J'suis pas cette nana sensible. J'suis pas cette nana susceptible. J'suis pas cette fille. Je n'ai pas envie de l'être. Je n'ai pas envie d'être celle qui va toujours prendre les choses à coeur ... Celle qui va se laisser envahir par ses émotions ... Celle qui va s'emporter trop vite ... Celle qui va pleurer trop tôt ..."
.
14 sept. 2014
Musical Me : Showoff !
Je suis connue pour ma "musicalité" ou disons, plutôt, pour les deux écouteurs noirs pendouillant systématiquement au col de mes t-shirts, retenus avec une pince métallique dont la couleur change au gré de mes humeurs. Chaque instant de mon existence est fourni de ces chansons connues ou non, de ces sons familiers ou non, ... Au réveil, sous l'eau, dans les transports en commun, ... ma musique est avec moi, partout ! Moi, mélomane ? Oui et non, c'est avant tout une addiction ;)
LA MUSIQUE, C'EST DU BONHEUR A L'ETAT PUR !
Ancrée dans l'éclectisme total (et ça, même si j'ai un gros love-love momentum avec l'électro actuellement), je ne prétends pas vous faire faire de nouvelles découvertes, car soyons honnêtes, je ne suis pas forcément up-to-date avec les sorties musicales. Je ne prétends pas non plus recenser un maximum d'artistes - commerciaux ou non - ou un maximum de titres. En fait, je ne compte pas faire un recensement du tout ...
C'est une présentation, celle des sons qui m'ont marquée, qui m'ont émue, qui m'ont inspirée. Des sons souvenirs, des sons sourires, des sons éclats de rire. Des sons, en toute simplicité !
Si vous aimez la musique autant que je l'aime ou si vous avez envie de découvrir les dessous de mon inspiration, je vous invite sur :
Ecoutez, kiffez : vous êtes en vie !
5 sept. 2014
Les dessous d'une classe moyenne agonisante
Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les Ministres,
Mesdames et messieurs les Ministres,
Qui suis-je pour m’adresser comme ça
à vous ? Ce n’est pas un jeu de devinettes, aussi je vais vous annoncer
qui je suis – mais avant de vous donner cette réponse, je dois surtout vous
dire que je suis une voix. Une voix, oui, mais quelle voix ?
Celle
de M. Hally – un étudiant français de 22 ans, qui ne bénéficie pas d’une bourse
de l’enseignement supérieur et travaille en complément de ses études pour payer
son logement, ses factures et ses frais de scolarité ?
Celle
de Mme Legon – une femme française célibataire de 24 ans sans enfant, chômeuse
qui ne touche aucun revenu mensuel et est contrainte de retourner vivre au
domicile de ses parents en leur donnant à eux, français moyens, des frais
supplémentaires ?
Celle
de M. Fayard – un homme français célibataire de 28 ans sans enfant, propriétaire
d’un petit appartement, travaillant dans la restauration et ayant du mal à
boucler ses fins de mois une fois qu’on lui soutire ses factures et ses
taxes ?
Celle
de Mme Autier – une femme française de 35 ans séparée avec un enfant, chômeuse
dont l’indemnisation et les autres aides ne valent pas un SMIC et qui se
sur-endette chaque mois de plus en plus pour vivre dans un minimum de
dignité ?
Celle
de M. et Mme Mignot – un mari français et une femme française de 46 ans avec
deux enfants, bientôt les propriétaires d’une maison pour laquelle ils payent
un prêt depuis deux décennies en combinant deux SMIC et une poignée d’euros
qu’ils tiennent des aides d’une CAF généreuse ?
Celle
de M. et Mme Axis – un mari français et une femme française de 52 ans avec deux
enfants, propriétaire d’une maison pour laquelle ils viennent de finir de payer
un prêt sur vingt ans en combinant deux SMIC et pour laquelle ils ne pourront
peut-être plus payer avec la prochaine augmentation des taxes ?
Celle
de Mme Aubert – une femme française de 72 ans retraitée, qui ne touche qu’une
maigre pension de veuve en complément de son allocation de retraite et qui ne
peut même plus travailler pour arrondir ses fins de mois et payer son logement
et ses factures ?
Alors, dites-moi, quelle voix
suis-je ?
Chacune, et toutes en même temps. Celles que j’ai citées et celles que j’ai encore en tête.
Celle que j’ai citées et celles que j’ai tues. Celles que j’ai citées et celles
dont j’ignore encore l’existence. Je suis une voix parmi d’autres de cette
classe moyenne française – bafouée, rejetée, détruite – mais je suis la voix
des français, qu’ils soient jeunes ou vieux, dans une situation de désespoir …
Mais qui suis-je réellement ?
Je suis une jeune femme de 22 ans,
ancienne étudiante, titulaire d’un bac +5 en enseignement qui ne trouve pas de
travail – dans son secteur ou dans un autre – avec la situation
socio-économique actuelle.
Je suis une jeune femme de 22 ans,
chômeuse sans allocations et sans RSA, revenant vivre au domicile de ses
parents. Ah, non, erreur de situation : mon géniteur est un incompétent
qui n’a rien d’un parent. Dans la gamme des parents, il ne m’en reste qu’un
seul : une maman. Donc, je suis une jeune femme de 22 ans vivant avec sa
maman – elle aussi chômeuse, dont les ressources ne nous permettent pas de nous
en sortir dignement.
De toutes les situations citées – ma
maman et moi en combinons deux : moi la chômeuse qui n’a pas le moindre
revenu et qui s’inscrit comme un fardeau dans la vie de ses parents, elle la
chômeuse surendettée qui aimerait vivre avec un minimum de dignité et qui voit
ses demandes d’aide rejetées.
Monsieur le Président, mesdames et
messieurs les Ministres : Cette combinaison vous semble-t-elle facilement cumulable ? Cette combinaison vous
semble-t-elle au mieux supportable ? Je me dois de contredire les « oui » muets
que j’entends résonner dans vos cerveaux de dirigeants aveugles, sourds et
muets.
Je vais systématiquement donner une
réponse aux questions que je vous pose, que le point de vue d’une jeune femme française
de classe moyenne vous atteigne et vous fasse sortir de cet environnement
élitiste qui vous a vu vous offrir du confort avant de vous offrir une conscience.
La suite arrive d’ici un petit
moment. Asseyez-vous, vos illustres fessiers n’attendent que ça. Désirez-vous
éventuellement un accompagnement : des toasts saumon-caviar avec une petite
flûte de champagne, un cigare en dessert ? Permettez-vous cet écart, vous
qui vivez dans le luxe avec de l’argent en guise de valeurs morales !
Question : Que fait le français moyen qui ne
s’en sort pas avec ses finances ?
Réponse : Il fait un prêt – s’il peut. Mme la
Banque refuse ? Ok, mais qu’en disent les organismes véreux du marché
français ? Oui. Oui, évidemment ! Pourquoi diraient-ils non s’ils
touchent des sommes faramineuses en complément de l’argent gracieusement
avancé ? Ces organismes-ci, connaissent-ils autant de taxes que le
français moyen les sollicitant ? Non. Non, évidemment !
Question : Que fait le français moyen qui ne
s’en sort pas avec ses finances, malgré son prêt souscrit dans un
organisme véreux ?
Réponse : Il s’adresse aux services sociaux.
S’il résiste la tâche fastidieuse de créer un dossier avec des documents vieux
comme l’univers* ou des
documents inexistants et qu’on lui accorde – enfin ! – un rendez-vous, que se passe-t-il ? Dans la
plupart des situations, il ne se passe rien de concluant. Nada, niet, nix.
Au mieux, les services sociaux des
communes s’occupent de cette facture de téléphone si outrageusement rejetée de
vos factures automatisées et vous donnent un contrat pour une aide alimentaire
à l’épicerie sociale, aux mêmes
fonctions de limitation dans le temps qu’un C.D.D. en usine. Au pire … R - I - E - N. Rien.
Question : Que fait le français moyen qui ne
s’en sort pas avec ses finances, malgré son prêt souscrit dans un organisme
véreux et ses rendez-vous constants avec les services sociaux
incompétents ?
Réponse : Il s’adresse aux organismes légaux –
Conseil Régional, Conseil Général, CAF … en espérant une réponse. Une réponse
qui n’arrive parfois pas et qui, même si elle arrive, est rarement
encourageante car elle ne fait que renvoyer ce français moyen vers les services
sociaux qu’il a contacté systématiquement pour chaque loyer ou chaque facture
pour dire que oui, il fait des efforts pour s’en sortir et que non, il ne s’en
sort pas mieux.
Question : Que devient le français moyen aux
finances désastreuses rejeté par ce fonctionnement interne de notre société,
tête de turc de son entourage et mal-aimé de son pays ?
Je vous dresse ici la réponse dérangeante
d’une personne détruite, qui n’a rien gagné avec ses études mais qui, avec le
chômage et ses aléas, a perdu ce qu’elle avait encore. Je vous dresse ici la
réponse dérangeante qu’on rechigne de découvrir car on sait qu’elle est réelle
et qu’elle fait mal s’il nous reste un minimum de compassion.
Réponse : Monsieur le Président, mesdames et
messieurs les Ministres, ce n’est plus la voix des français moyens qui
s’adresse à vous maintenant. C’est la voix de cette jeune femme de 22 ans qui
fait de son mieux pour ne pas céder au désespoir et mettre en œuvre les idées
noires oppressantes ravageant son esprit désabusé et fatigué. C’est la voix de
cette jeune femme qui a cru que faire de longues études pouvait être un
avantage dans cette société d’intellectuels. C’est la voix de cette jeune femme
qui a rencontré le chômage au détour d’un été et qui ne sait pas s’il existe
une cure contre ce fléau grandissant. C’est la voix de cette jeune femme qui a
cherché de l’aide partout autour d’elle et qui a encore eu la chance de ne pas
se faire renvoyer comme une mal-aimée. C’est la voix de cette jeune femme qui
se bat pour cette lueur d’espoir qui s’illumine au loin mais c’est aussi la
voix de jeune femme qui ne sait pas si l’espoir est encore en droit de
maintenir un pouvoir dominant sur elle. C’est la voix d’une jeune femme qui
laisse couler ses larmes de frustration et de douleur chaque soir avant de
s’endormir en se demandant ce qu’elle a fait de mal, en se demandant comment
les choses peuvent être ainsi et en se demandant ce qu’elle fait de travers
pour ne pas s’en sortir dans cette société qu’elle a étudiée et qu’elle aurait
aimé construire avec ses pairs, avec la jeunesse française. C’est la voix d’une
jeune femme qu’on délaisse – amis et connaissances – pour ne pas avoir sa
réussite sur la conscience en se pavanant devant une personne en situation
d’échec et sans issue.
Chacun de mes compatriotes – français
moyen réaliste – se reconnaît un minimum dans ce monologue à cœur ouvert car
chacun de mes compatriotes est un être vivant avec des valeurs humaines et une
compassion nourrie de nos points communs.
Monsieur le Président, mesdames et
messieurs les Ministres, je vais bientôt tirer ma révérence mais j’avais encore
une chose importante à vous annoncer … Nous sommes français avant tout et nous
aimons la France mais actuellement, la France – elle – ne nous aime pas !
Ne vous êtes-vous jamais posé la question de savoir comme le français se sent ?
Ou pour quelle raison il met autant d’énergie dans la destruction de votre cote
de popularité ? Nous sommes incompris et cette incompréhension, c’est la
source même du rejet que nous subissons du gouvernement – car la société, c’est
vous qui l’avez entre vos mains lorsqu’elle devrait être à nous, nous les
français avec vous les dirigeants, ceux que nous avons choisis pour la protéger
... Comprenez-nous. Aidez-nous. Peut-être regagnerons-nous ainsi confiance en
vous et votre gouvernement ! Peut-être pourrons ainsi construire main dans
la main au lieu de lutter l’un contre l’autre comme des crétins.
Cordialement,
Une voix d’idéaliste, qui en soutient des millions.
Une voix d’idéaliste, qui en soutient des millions.
31 juil. 2014
La jeunesse précaire a une voix, elle aussi
A l'adresse de certains membres du gouvernement, en toute humilité ...
<< [ ... ] Si je
vous écris, ce n'est pas pour dresser le portrait d'une famille
"pauvre" qui a du mal à payer ses factures ou qui a du mal à se
mettre en avant dans le monde du travail, non. [...] Ce que
j'aimerai vous exposer dans cette lettre, c'est le cas de figure de nombreux
jeunes dans ma situation. [ ... ]
[ ... ] Je
suis allée m'inscrire dans les services de Pole Emploi : je n'ai pas eu
suffisamment d'heures accumulées dans mes jobs estivaux pour avoir des
allocations chômage et je n'ai pas l'âge de prétendre au RSA. Traduction : J'ai
22 ans, je suis au chômage, je n'ai droit à aucune aide donc je n'ai aucun
revenu mensuel. Alors maintenant, dites-moi comment je suis censée vivre chaque
mois avec 0 euros ? [ ... ]
[ ... ] Je ne
vous demande pas de me donner de l'argent - quoi qu'en y réfléchissant, je ne
le refuserai pas - mais je vous demande de prendre un instant pour considérer
cette situation précaire dans laquelle de plus en plus de jeunes se retrouvent.
J'en ai parlé autour de moi, savez-vous ce qu'on m'a répondu ? Qu'avec le RMI,
au moins, les jeunes n'avaient pas à connaître l'absence totale de revenus et
qu'ils avaient un minimum pour vivre en attendant d'avoir du travail. Qu'ils
n'avaient pas besoin de se surendetter dans les banques et autres organismes
véreux qui courent le marché. J'ai connu le RMI sans m'y intéresser car je suis
jeune et qu'en ce temps, j'avais encore le droit d'être insouciante. Les années
sont passées, j'ai grandi et j'ai oublié l'insouciance avec des gifles de
réalité - si vous me permettez cette image. [ ... ]
[ ... ] Je le
redis, je vous parle de revenus uniquement. Et je vous repose la question tout
simplement, la question autour de laquelle tourne toute cette lettre : Trouvez-vous normal qu'un jeune de moins de
25 ans au chômage n'ait aucune aide financière pour vivre ?
[ ... ] Permettez-moi
toutefois d'avoir un minimum de foi dans notre gouvernement, de croire que vous
ne laissez pas tomber ceux qui aujourd'hui se placent comme l'avenir de ce beau
pays qu'est la France. >>
Inscription à :
Articles (Atom)