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C'est mon antre et mon havre de paix où j'expose librement les sentiments qui m'animent et mes vagues de créativité.


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Bonne lecture !

23 févr. 2015

Regarde-moi, je rirai encore ...



Regarde-moi.
Regarde-moi et dis-moi ce que tu vois.
Sois franche s'il te reste cette dignité que tu défends.

Ne vois-tu donc jamais un équilibriste trembler au dessus du sol comme s'il franchissait un gouffre ?La terre se fissure constamment sous mes pieds, comme si l'abysse attendait le moment pour s'ouvrir et m'engloutir ...

Et je n'ai pas la corde.
Et je n'ai pas le filet.
Le parachute se tisse d'une toile invisible dans mon esprit, mais qui sait s'il sera prêt à temps ?

Ce saut dans le vide est comme la tentation elle-même, une bouffée d'adrénaline qui mettra un terme aux maux qui m'animent et que je cache au travers de mes belles paroles.

C'est voir la mort en face comme une évidence qui facilite les choses lorsque je reste muette, tétanisée par la douleur lancinante qui détruit ma raison et mon coeur ...
C'est voir la mort en face et être prête à l'embrasser comme une amie qui me laisse vivre ma fausse indifférence aux choses qui m'entourent.

C'est la mort qui me réconforte, car elle attendra toujours le moment où je la rejoindrai -
Canon sur la tempe ou seringue dans le bras, perchée au dessus du monde, seule, libre.

Je ne serais pas sobre dans ce moment, je ne veux plus jamais l'être.
Je veux rester ivre, constamment dans cet univers aux contours inexistants où le bonheur est celui qu'on imagine sous le coup de mille et unes sensations artificielles.

Je veux rester ivre et rire lorsque la balle me chatouillera les neurones sur sa trajectoire ou que la substance mortelle me chauffera jusqu'au coeur ... Et je rirai encore lorsque je ne ressentirai plus rien et que ma peau sera aussi froide et blanche que le marbre.

Je rirai car j'aurais tout orchestré sous tes yeux, sans que tu ne voies rien.
Et je rirai encore quand tu souffriras de mes choix.



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