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C'est mon antre et mon havre de paix où j'expose librement les sentiments qui m'animent et mes vagues de créativité.


Afin de faciliter des lectures parfois désordonnées, je vous invite à utiliser cette liste d'articles à votre droite. Ils sont au moins dans l'ordre chronologique ici, contrairement à la mise en page sommaire du blog (restreinte par l'utilisation de Blogger ...).

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Bonne lecture !

28 juin 2013

La Tirade [ OS ]



« Pourquoi tu m'as demandé si j'avais le temps ? »
« Il faut que je te parle, histoire de mettre au clair certaines choses. »
« Je dois être de retour au boulot dans 30 minutes. »
« Oui, mais ça suffira amplement. »



Elle fronça les sourcils, soupira. Le sens du dialogue, elle maîtrisait depuis qu'elle était haute comme trois pommes. Mettre les mots en phrases, les phrases en paragraphes et les paragraphes en texte, c'était ce qu'elle préférait. Pourtant, en face à face, c'était plus dur qu'elle n'aurait cru.


« Je sais que c'est un jeu, pour toi. Je sais ça depuis longtemps, depuis le début, je crois. Je n'ai jamais rien dit, parce que je pensais que tu ne t'en rendais pas compte. Mais je sais que tu sais, tu savais pertinemment que je t'aimais pendant tout ce temps et tu n'as jamais rien dit. Je t'aimais, oui. Tu as repoussé les limites, tu m'as offert des occasions de t'en parler, mais je n'ai jamais rien dit et aujourd'hui je comprends que ce n'est pas plus mal comme ça.

J'ai comme la curieuse impression que tu me testais, mais dans quel but ? Tu voulais que j'assume, que je t'en parle peut-être ? Et quoi, après ? Tu m'aurais encore eu à l'usure, à me mener en bateau comme tu l'as fait pendant trois ans. Tu m'aurais fait me raccrocher à d'infimes espoirs, d'infimes illusions, en sachant pourtant que tu me faisais plus de mal que de bien. Tu l'aurais fait... tout ça, ne le nie pas, tu l'aurais fait par égoïsme, pour satisfaire ton putain d'égo que j'ai passé de nombreuses heures à entretenir en te faisant des compliments que tu ne méritais pas ! Ton putain d'égo, celui que tu mets en avant en jouant à la femme forte et fière, alors que tu as aussi des faiblesses et qu'en une seconde celui qui jouerait avec trouverait le moyen de faire s'écrouler ton petit monde de paillettes.

Les gens t'admirent, tu le sais. Je t'admirais aussi, mais maintenant j'ai eu cette vision de l'envers du décor, je sais que tu joues avec eux comme tu joues encore avec moi. Tu as pris une partie des vacances pour m'ignorer, pour me faire ramper devant toi comme une larve visqueuse, mais tu as commis l'erreur qui entraînera des conséquences, aujourd'hui ! Ce message, ta réponse à mes souhaits, tu ne pensais pas écrire ça. Ce n'était même pas vraiment ton genre, ce message avec des coeurs et des points d'exclamations. Tu es trop indifférente pour exprimer quelque chose avec une once de sincérité, surtout lorsque ça me concerne et qu'implicitement ça te concerne aussi. Je sais même que tu ne pensais pas écrire du tout, en fait. L'alcool ! Voilà la belle excuse, la cause de ton échec, la raison de ce message que je n'attendais pas. En réalité, tu étais tellement éméchée que tu as oublié que tu passais ton temps à m'ignorer ! Lorsque tu as repris tes esprits, tu as recommencé ton petit manège insolent et tes caprices... mais j'avais compris depuis le temps et ce coup du sort n'a fait que confirmer ce que je savais depuis le début.

C'était un jeu, un putain de jeu ! Tu ne te rends même pas compte du mal que ça m'a fait, mais l'essentiel, c'est que j'ai compris à quoi m'en tenir avec une personne dans ton genre. Garde tes belles paroles, va. Elles ne changeront plus rien, puisque le dégoût que je ressens en te regardant pleurer est insurmontable et me donne envie de vomir ! Tu voulais jouer à la grande dame, en me poussant à bout de nerfs, mais ça ma belle, c'est ce que j'appelle un retour de manivelle. Je sais que ça ne te fera même pas autant de mal que ça m'en a fait, je sais que j'aurais du être un peu plus cruelle et un peu plus sadique, mais pour moi, c'est une victoire. Tu n'as plus rien à faire dans ma vie ! »


Sur ces paroles empreintes de résolution, elle se leva et tourna les talons. Un sourire se figea sur ses lèvres lorsqu'elle réalisa qu'elle n'avait pas cédé, qu'elle ne s'était pas laissée attendrir... Elle marcha, la tête haute pour la première fois depuis bien longtemps.


« Je t'aime ... »


C'est ça, cause toujours !

1 commentaire:

  1. C'est vraiment ce que tu écris, ça me fais penser à certaines personnes que j connais. Continues comme ça Kat.
    Bise

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